Articles

Les 9 perles

Article original écrit en Anglais par Roger Bastick, traduit en Français par Julien Desbordes.

Lien vers l’article original (le site n’existe plus visiblement) :
http://www.taichitoowoomba.com/index.php/articles/31-the-anatomy-of-internal-training-2-threading-the-pearls

Une partie de l’infrastructure que nous créons dans les arts « internes » consiste à relier les principales articulations et la charpente squelettique pour créer le transfert d’énergie. Encore une fois, cela implique de “desserrer“ (relâcher, loosening en anglais) le corps car pour connecter les articulations, elles ne doivent pas être solidement verrouillées, sinon elles bloquent le processus de transfert d’énergie. On peut se tenir incroyablement serré et raide dans les articulations sans s’en rendre compte.

Cette coordination squelettique peut être un peu plus compliquée parce que le squelette et les articulations ne sont pas dans un alignement particulièrement linéaire et géométrique. Ce travail a été décrit dans les Classiques de Taiji d’une manière, pour moi, particulièrement belle:

Faire circuler le Chi comme « enfiler neuf perles tordues », atteignant chaque extrémité.

Le commentaire du grand maître Ip Tai Tak à ce sujet dans son livre Tai Chi Chuan Revelations dit :

“Le corps est comme une chaîne de perles contenant des canaux « tordues » (cou, poitrine, épaule, coude, poignet, hanche, coccyx, genou et chevilles) où le qi doit s’écouler à travers les courbes et les coins. Lorsque toutes ces perles sont liées entre elles par le flux de Qi ininterrompu, alors on obtient l’unisson de l’Esprit et du Chi.“

C’est ce qu’on appelle « enfiler les perles » – les neuf perles sont les neuf articulations mentionnés dans la citation. Le cou est l’articulation de l’atlas et la poitrine le sternum. Chaque articulation alignée augmente et renforce les autres avec un flux d’énergie régulier et ininterrompu du sol à la main. La cheville et le pied, par exemple, se vissent dans le sol et la force est poussée à travers les genoux jusqu’ à la hanche (kua) et le coccyx et de là, dans le haut du corps pour le relâcher. De plus, les articulations s’ouvrent et se ferment pour augmenter le processus de transfert d’énergie en créant un mouvement en spirale. Cela peut augmenter la puissance des mouvements à un degré étonnant.

Il est impossible d’apprendre ce degré de coordination à partir d’un livre. Il s’agit d’un matériau assez détaillé qui doit être incarné en apportant une prise de conscience sensible aux zones concernées et en acquérant une connaissance directe et expérientielle des structures anatomiques. Ceci nécessite une formation spécialisée sous la direction d’un moniteur qualifié.

 

Laissez une réponse

Your email address will not be published. Les champs obligatoires sont marqués *